24 sept Inauguration de la Villa Kujoyama le 4 octobre 来る10月4日、ヴィラ九条山再開記念式典が 催されます。

  • © José Lévy
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  • © José Lévy
  • © Ange Leccia
  • © Ange Leccia
  • © Ange Leccia
  • © Arnaud Rodriguez
  • © Arnaud Rodriguez
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  • Susan Buirge, répétition
La Villa Kujoyama sera inaugurée le samedi 4 octobre 2014, lors de « Nuit Blanche à Kyoto », en présence du ministre des Affaires étrangères et du Développement international M. Laurent Fabius, du maire de Kyoto M. Daisaku Kadokawa et des directeurs de la Villa Kujoyama, M. Christian Merlhiot et Mme Sumiko Oé-Gottini.

Elle ouvrira ses portes au public entre 18 et 23 heures avec un programme composé d’œuvres d’anciens résidents.

Dans le prolongement du projet développé lors de sa résidence à la Villa Kujoyama en 2011, José Lévy signe la scénographie de cette réouverture en s’inspirant d’objets d’art japonais qu’il mêle aux senteurs et impressions lumineuses d’un grand parfumeur parisien.

Le veilleur / JOSÉ LÉVY
Parcours olfactif et lumineux composé de bougies parfumées habillées d’étuis décorés, à travers les espaces de la Villa Kujoyama. Les parfums mélangent l’idée de fleurs blanches et de feu de bois. Sur la terrasse ouest du bâtiment, face à la ville de Kyoto, Le veilleur est une sculpture lumineuse monumentale à l’effigie d’un samouraï.
« Le veilleur est la suite de mon projet Judogi qui réinterprétait des souvenirs d’enfance de la collection d’art japonais de mes grands-parents. Ces fabricants français d’objets d’arts martiaux aimaient nous faire partager leur relation de grande proximité avec le Japon. Mon grand-père Anatole avait même importé une machine à fabriquer les tatamis qu’il avait installée dans la Beauce. Cette sculpture lumineuse rend hommage à son armure de samouraï, qui me fascinait. » José Lévy
Projet réalisé en partenariat avec Kyoto University of Art and Design sous la direction de Tsubaki Noboru, Shinichi Yanaï, Eric Luong et Masayuki Ikenaga. Avec la collaboration de Takanobu Okada, Takuya Okado, Yui Otsuka, Yuragi Wakiya, Shuichi Sugita, Ryohei Fujii, Takahiro Nagao, Koushin Nakamura.

Projet réalisé en partenariat avec le parfumeur diptyque.

Susan Buirge, dont l’œuvre chorégraphique est nourrie d’influences japonaises depuis plus de vingt ans, rend hommage à la Villa Kujoyama où elle a séjournée en 1992 à travers une adaptation in situ de sa dernière création.

Dogû déterré / SUSAN BUIRGE
En écho à son solo intitulé Grand Exil, donné lors de l’inauguration de la Villa Kujoyama en 1992, Susan Buirge présente sa dernière pièce chorégraphique, Dogû déterré, confiée à la danseuse Hiroko Tamura accompagnée à la flûte japonaise par le musicien Motoyashi Hida. Cette création est inspirée par d’archaïques statuettes japonaises, les Dogû, dont la danse explore les usages traditionnels pour formuler un souhait. Dans le contexte de la Villa Kujoyama, cette danse devient une promesse d’avenir faite au jour de la réouverture de la résidence.
Durée 10 min. Performance à 20h. Jardin nord de la Villa.

Pour célébrer la réouverture de la Villa Kujoyama, Ange Leccia a réalisé un film à partir d’images d’archives tournées lors de sa résidence en 1992.

Villa Kujoyama, Images souvenirs, 1992/1993 / ANGE LECCIA
« À propos de sa résidence à la Villa Kujoyama, Ange Leccia explique y avoir puisé une véritable attitude, si ce n’est une esthétique, fondée sur la concentration et la simplicité, ainsi qu’une attention sans cesse renouvelée à la nature. Cette approche ne fut pas vécue comme une rupture mais comme la confirmation de sa propre sensibilité. Ce n’est donc pas un hasard si l’artiste choisit de faire appel à la trame du quotidien captée dans ses films de famille pour évoquer cette période. Relevant presque du film amateur, Villa Kujoyama, Images souvenirs montre ici comment l’artiste travaille à partir de la banalité pour trouver les moyens de l’enchanter. Au milieu des enfants qui s’amusent et des rencontres au sein de l’atelier, le spectateur peut aussi observer quelques-uns des motifs chers à l’artiste, tels cette fumée qui s’élève dans le ciel de Kyoto ou les images télévisées de Rie Miyazawa qui donneront lieu à une œuvre symbolique pour commémorer la tragédie d’Hiroshima. La boucle musicale tirée du groupe de rock japonais RC Succession joue alors les ritournelles et rappelle que le passé se combine toujours au présent – à jamais recommencé. » Fabien Danesi
Durée 9 min 30. Diffusion en boucle.
Ce projet est réalisé en partenariat avec le Traditional Arts Super College de Kyoto.

Parmi les nouveaux résidents de la Villa Kujoyama, trois ont choisi d’ouvrir leur studio à l’occasion de cette inauguration pour y exposer des œuvres ou permettre au public de partager un moment de la recherche qu’ils viennent d’engager au Japon.

MANUELA PAUL-CAVALIER
Studio 1, niveau 2

Artisan d’art pour la dorure sur bois, Manuela Paul-Cavalier crée des patines d’or pour les décorateurs d’intérieur et des œuvres abstraites de pigments et feuilles d’or. Elle utilise les techniques ancestrales italiennes et françaises des XIIIe et XVIIIe siècles. Son projet pour la Villa Kujoyama s’articule autour de deux axes : La recherche, le partage et la création autour des techniques ancestrales de la pose de la feuille d’or sur bois et laque et le travail de création autour de l’épure du geste.

GRÉGORY CHATONSKY
Studio 3, niveau 2

Grégory Chatonsky a effectué des recherches sur la réalité virtuelle et l’ontologie technologique à la Sorbonne avant d’intégrer le master multimédia des Beaux-arts de Paris. Il enseigne actuellement les arts visuels à l’UQAM (Montréal). Le Centre des arts d’Enghien les Bains lui a consacré une exposition personnelle en 2014. A la Villa Kujoyama il développe un projet intitulé Capture, nom d’un groupe de rock fictif et génératif, en y intégrant un système de synthèse vocale chantée et à une fiction intitulée Télofossiles construite à partir d’un récit d’anticipation.

QUENTIN VAULOT ET GOLIATH DYÈVRE
Studio 6, niveau 2

Quentin Vaulot a une formation scientifique. Il a intégré l’Institut Supérieur du Design avant de rejoindre l’École Nationale Supérieure de création industrielle. Goliath Dyèvre a suivi une formation littéraire orientée vers les arts plastiques. Après un passage à l’Ecole d’architecture de Paris Val-de-Marne, il a rejoint l’Ecole nationale supérieure de création industrielle. Associés depuis 5 ans, les deux designers ont travaillé notamment pour Hermès et Cinna et mènent un travail de recherche avec plusieurs galeries. Le projet Fantôme, composé d’une série de cloches dissimulant les objets, a été primé en 2011 et en 2013, Les Nouvelles Verdures d’Aubusson a reçu le Grand Prix 2013 de la Cité Internationale de la Tapisserie. C’est de la conception de cette série d’objets que s’inspire leur projet pour la Villa Kujoyama. Une absence de fonction évidente à priori semble leur conférer une forme de silence. Leur recherche porte sur la neutralité de l’espace au Japon et sur la création d’une série d’objets contemplatifs.

Partenaires du programme de la réouverture de la Villa Kujoyama :
TORAYA_FR
diptyque paris
VRANKEN_ai

(Crédits photos : José Lévy, Ange Leccia, Arnaud Rodriguez)